14/08/2010

Voyage d’hirondelles

Oui je me rappelle
Le voyage de l’hirondelle
Chaque automne, fidèle
Je l’attendais au croisement de la vie
Espérant qu’elle survit
Aux aléas du dernier voyage
Pour qu’avec elle je partage
Le secret de l’année passée sans elle.

Oui je me rappelle
De cette aile coupée
Par la vitre brisée
Celle que j’ai dû soigner
Avec ma rage éternelle
Par un peu d’espoir
En ce lendemain incertain
Et de la musique feutrée.

Oui je me rappelle
De ce rêve d’enfant
Qui m’obsédait tant
Les yeux grands ouverts
Le cœur à découvert
Je la voyais voguer
Libre en plein ciel
A contre courant.

Oui je me rappelle
De ce jour, depuis lequel
J’ai compris que le pot de miel
Qui a pris autant de temps
Pour être rempli
Accidentellement déversé
Ne sera jamais la source
De la richesse convoitée.


Oui je me rappelle
Des images à ma fenêtre
De ces ombres qui couraient
Pieds nus dans le fleuve de l’oubli
Et moi qui les rappelais
De ma voix étouffée
Par le bruit des grosses machines
Installées sur le chantier de la vie.

Oui je me rappelle
De ces grandes poupées
Toutes de roses vêtues
Soigneusement posées
Sur les immenses étalages
De la grande place du village
Sous les regards avides
Mais que les mains ne pouvaient touchées.

Oui je me rappelle
De tous les détails …
De notre histoire
Que je peux reproduire sans faille
De la lumière de tes yeux ... Couleur espoir
De ta voix tendre qui caressait
Mon cœur froissé
Que la douleur de ta perte terrassait.

Et oui je m’en rappelle
Pauvre petite hirondelle !!!!

17/05/2010

عندما يضيع مني طريق العودة

بين طيات الهمس المتردد باركاني

اذكرني..

حين كنت هناك

الغرفة .. مظلمة

تبحث عن شعاع ينير خباياها

والعين تستأنس وحشة الحياة

توشوشني خطوات الحلم القادم اليَّ

من تلك الرؤى المتداعية

تحت الجفن المثقل بالأسر

يعانق أمل النجاة

"قد يأتي الفرج

على أيدي الطغاة .."

 

صهوة الجواد تقلصت

الكبوة تلو الكبوة

والصهيل اندثر

من شدة الهفوات

كلما خطوت نحوي

تعتريني رجفة الموت

تبحث يدي عن بقايا الجدار الفاصل بيني ... وبيني

ويتداعى  الدرج تحت الخطوات

 

أراني

ورقة شجرة السنديان

تتقاذفها الريح

نفح الحرية الساكن بين طيات المكان

يغوص بي في بحر الصمت

التحف رمل الصحراء

واكتسي سماءا تبكي

حسرة كل النساء.

 

ف.ج 17 ماي 2010

03/02/2010

Se refaire ...

De ma vie Je fais le point chaque jour Long trajet sans retour Je me parle souvent et ne retiens Que l’écho de ma voix qui me revient Vide … invalide Sourd et froid Me transmet que j’ai pas droit A l’erreur … qui de surcroît M’enveloppe Et développe Cette sensation de goût amer Que rien n’efface guère Malgré la lueur Illusion de bonheur Qui s’apprête à moi. Fut un jour où je fais le choix Que j’assume en pleine connaissance Mais n’a-t-on pas droit à une renaissance, Redistribuer les cartes Respecter le jeu et sa charte Mais se redonner une chance De rectifier le tir Peut être pas démolir Juste faire des retouches Rebâtir Aspirer à un lendemain Qui semble être en train De se créer à l’insu du monde Qui sommeille Et moi qui veille Le long de mes jours, de mes nuits A contourner l’ennui Que crée en moi le vide Qui meuble mon âme avide De voler au loin Se libérer de toute entrave Ne plus vivre esclave De ce que l’on appelle destinée La vie qui se refait une santé Digne d’un être qui se respecte Mais malgré les horizons que j’inspecte Je continue le bout de chemin tracé Je ne réfléchis plus Si sombre, je suis devenue Solitaire bien qu’entourée !!!!!!!!!